Statuts

L’Institut d’études anciennes est un organisme multifacultaire dont le but est d’assurer le développement concerté et harmonieux de l’enseignement aux trois cycles et de la recherche dans le champ des études anciennes à l’Université Laval. L’Institut est régi par les Statuts et Règlements de l’Université Laval, et par ses propres statuts.

Article 1. Le champ des études anciennes

Le champ des études anciennes recouvre, pour les fins de l’Institut, l’ensemble des sciences de l’antiquité, c’est-à-dire les périodes classiques grecque et romaine, la littérature judéo-hellénistique, la littérature chrétienne grecque et latine, l’antiquité dite tardive, la philosophie ancienne et son prolongement médiéval, l’orientalisme ancien, chrétien ou non, la survie et la métamorphose de l’héritage classique au Moyen âge et à la Renaissance, en privilégiant une démarche centrée sur les sources écrites, sans pour autant négliger l’utilisation des documents matériels (archéologie).

Article 2. La nature de l’Institut d’études anciennes

L’Institut d’études anciennes est un regroupement institutionnel reconnu, issu de la volonté de l’Université, des professeurs* et des unités intéressés à contribuer au développement des connaissances et à la formation des personnes dans un champ qui réclame la convergence de plusieurs disciplines. Regroupement multifacultaire, l’Institut d’études anciennes vise à intégrer, dans le champ des études anciennes, toutes les activités d’enseignement et de recherche menées par des professeurs appartenant à diverses unités, facultés ou départements, de l’Université Laval.

Article 3. Le but et les objectifs de l’Institut d’études anciennes

L’Institut d’études anciennes a comme but le regroupement multifacultaire des compétences en études anciennes en vue d’assurer (1) le développement concerté de l’enseignement et de la recherche et (2) une meilleure visibilité au champ des études anciennes.

En fonction de ce but, l’Institut d’études anciennes se propose les objectifs suivants :

  1. procurer aux études anciennes une visibilité et un lieu intégrateur, sur le triple plan intellectuel, organisationnel et physique;
  2. favoriser la coopération entre les professeurs œuvrant dans le champ des études anciennes, peu importe leur unité de rattachement, palliant ainsi la dispersion des ressources générée par l’absence d’un département d’études anciennes ou d’un autre lieu de regroupement des-dites ressources;
  3. attirer le plus grand nombre possible d’étudiants intéressés au champ des études anciennes et leur assurer un encadrement pédagogique de qualité;
  4. établir des projets communs auxquels sont associés les étudiants;
  5. tirer le meilleur parti des ressources disponibles à l’Université Laval, dans la perspective, notamment, de l’offre de cours et de programmes;
  6. rassembler toutes les forces vives dans la poursuite de travaux de recherche axés sur des thèmes clairement identifiés en fonction des compétences, des affinités des professeurs et des intérêts manifestés par eux;
  7. créer une meilleure cohésion au sein du groupe des professeurs en provoquant rencontres et discussions;
  8. réaliser une interdisciplinarité réelle et effective;
  9. élargir l’extension du champ des études anciennes par-delà la structure départementale et facultaire, de manière à y inclure toutes les disciplines du champ des études anciennes pratiquées à l’Université Laval;
  10. réaffirmer l’engagement de l’Université Laval envers un champ de la connaissance dans lequel elle fut toujours très présente et pour lequel elle est appelée à prendre le leadership dans le réseau universitaire québécois.

Article 4. Création de l’Institut d’études anciennes

L’Institut d’études anciennes est créé par une décision du Conseil universitaire, sur avis favorable des assemblées et conseils des facultés partenaires et des vice-recteurs concernés.

Article 5. Les unités participantes et leur engagement

L’Institut d’études anciennes est un regroupement parrainé et soutenu conjointement par les Facultés des lettres, de philosophie et de théologie et de sciences religieuses. Au sein de la Faculté des lettres, les départements des littératures, d’histoire et de langues, linguistique et traduction contribuent plus directement à l’atteinte des objectifs de l’Institut. Les Facultés qui parrainent l’Institut déterminent dans un protocole d’entente la nature et les modalités du soutien qu’elles entendent lui donner.

En favorisant la création de l’Institut d’études anciennes, les unités participantes s’engagent par écrit, de façon principale et non exclusive :

  • à doter l’Institut d’études anciennes, son directeur et ses instances de direction des pouvoirs et des ressources humaines nécessaires au bon fonctionnement de l’Institut;
  • sauf pour les professeurs retraités, à entériner la participation des professeurs désireux de faire partie de l’Institut, que ce soit comme membres réguliers, membres réguliers spéciaux ou membres associés, en précisant le pourcentage de leur charge de travail qu’ils consacreront à l’Institut;
  • à déterminer, en concertation les unes avec les autres, leur contribution financière et matérielle au fonctionnement de l’Institut.

D’autres unités que celles mentionnées ci-dessus pourraient se joindre à elles à titre de partenaires de l’Institut.

Article 6. La comptabilisation des activités de l’Institut d’études anciennes

L’Institut d’études anciennes étant financé et soutenu par plusieurs unités partenaires, les points d’activités (générés par les crédits d’enseignement et de recherche, les diplômes, les subventions, etc.) sont attribués, au prorata de leur participation, aux unités contributrices pour les fins de calcul de leur productivité et, par voie de conséquence, de leur financement. Par ailleurs, en même temps que toutes les activités d’enseignement et de recherche provenant des unités partenaires leur sont créditées pour les fins administratives (budget, octroi de postes, etc.), l’Institut comptabilise l’ensemble des activités qu’il chapeaute pour faire état de sa propre productivité dans ses rapports d’activités. Les points d’activités dont l’Institut se réclame servent alors d’indicateurs pour mesurer sa performance propre, en tant que regroupement multifacultaire de ressources facultaires et départementales, et pour établir la contribution des unités participantes.

Article 7. Les domaines d’intervention de l’Institut d’études anciennes

L’Institut d’études anciennes intervient dans tous les domaines qui relèvent du champ des études anciennes et notamment :

  1. Les programmes de premier cycle. Ces programmes appartiennent à la Faculté des lettres, mais leur animation pédagogique et leur promotion relèvent de la mission de l’Institut. Le ou les directeurs de ces programmes sont nommés par le Conseil de la Faculté des lettres après avoir pris avis du Comité de concertation de l’Institut d’études anciennes. Les membres du ou des comités de programme sont élus respectivement par l’assemblée des professeurs intervenant dans les programmes et par l’assemblée des étudiants inscrits dans les programmes. La direction de la Faculté des lettres et celle de l’Institut doivent s’assurer que la composition des comités de programme reflète le caractère multidisciplinaire des programmes. La gestion administrative de ces programmes et, notamment, celle des dossiers étudiants, est la responsabilité de la Faculté des lettres.
  2. Les programmes de 2e et 3e cycles. Ces programmes appartiennent à la Faculté des lettres, mais leur animation pédagogique et leur promotion relèvent de la mission de l’Institut. Le ou les directeurs de ces programmes sont nommés par le Conseil de la Faculté des lettres après avoir pris avis du Comité de concertation de l’Institut d’études anciennes. Les membres du ou des comités de programme sont élus respectivement par l’assemblée des professeurs intervenant dans les programmes et par l’assemblée des étudiants inscrits dans les programmes. La direction de la Faculté des lettres et celle de l’Institut doivent s’assurer que la composition des comités de programmes et des comités d’admission et de supervision reflète le caractère multidisciplinaire des programmes. La gestion administrative de ces programmes et, notamment, celle des dossiers étudiants, est la responsabilité de la Faculté des lettres. Pour garantir aux étudiants la meilleure formation possible, l’Institut favorise leur participation aux programmes existants d’échanges internationaux, par exemple entre la France et le Québec (notamment l’entente-cadre relative à la co-tutelle).
  3. La recherche. L’Institut encourage et favorise, selon ses moyens, la formation d’équipes de recherche et la mise sur pied de projets de recherche subventionnés. Il encourage et favorise également la recherche libre, importante dans un champ comme celui des études anciennes.
  4. L’animation pédagogique et scientifique. Une des missions fondamentales de l’Institut est de créer et de maintenir un milieu scientifique et pédagogique favorable à la formation des étudiants et des futurs chercheurs et à leur progression dans les programmes d’études. Pour réaliser cette mission, l’Institut met en place des moyens (conférences, rencontres, clubs de lecture, colloques, etc.), de manière à ce que professeurs et étudiants se sentent engagés dans un projet commun dont la réussite dépend de la participation et du dynamisme de chacun.
  5. La collaboration interinstitutionnelle. En vue d’assurer le développement du champ des études anciennes à l’Université Laval, l’Institut favorise la conclusion d’ententes entre l’Université Laval et d’autres institutions scientifiques ou universitaires, québécoises, canadiennes ou étrangères, pour permettre l’échange de professeurs et d’étudiants, et cela, dans une perspective de rationalisation de l’offre de programmes d’études anciennes dans les universités québécoises. Au-delà des institutions scientifiques et universitaires, l’Institut favorise l’établissement de liens avec toute personne ou organisme actif dans le domaine des études anciennes et désireux de collaborer avec l’Institut; il pourra s’agir, par exemple, de chercheurs autonomes ou d’associations vouées au développement des études anciennes.
  6. Le rayonnement. De sa propre initiative ou de concert avec la Société des études anciennes du Québec (SÉAQ), l’Institut met en place un cycle de conférences permettant d’accueillir des spécialistes étrangers de passage à Québec ou dans d’autres universités québécoises, canadiennes ou américaines. L’Institut se préoccupe du rayonnement scientifique des études anciennes en participant, dans la mesure de ses moyens, à l’organisation de colloques et congrès par des professeurs membres de l’Institut, ou en apportant son appui à des organismes dont la vocation est de faire la promotion des études anciennes, tels la Fédération internationale des études classiques (FIEC), la Société canadienne des études classiques/Classical Association of Canada (SCEC/CAC), la Société des études anciennes du Québec (SÉAQ) ou la Fondation Humanitas pour les humanités gréco-latines au Québec. En outre, il prend tout autre moyen propre à favoriser le rayonnement de ses membres et de l’Université Laval dans le champ des études anciennes.

Article 8. Les membres de l’Institut d’études anciennes

L’Institut d’études anciennes compte quatre catégories de membres: des membres réguliers, des membres réguliers spéciaux, des membres associés et des membres étudiants. Les membres réguliers de l’Institut sont tous les professeurs (réguliers, associés, invités, retraités ou autres) qui interviennent dans le secteur des études anciennes et y consacrent au moins 50% de leur charge de travail, ou, dans le cas des professeurs retraités, conservent une productivité équivalente. Les membres réguliers spéciaux sont des personnes qui, au jugement des instances compétentes, contribuent, notamment pour la recherche, aux activités de l’Institut de manière comparable aux membres réguliers sans être membres du corps professoral. Les membres associés sont les professeurs (réguliers, associés, invités, retraités ou autres) qui interviennent dans le secteur des études anciennes et y consacrent moins de 50% et plus de 20% de leur charge de travail, ou, dans le cas des professeurs retraités, conservent une activité de recherche équivalente. Les membres étudiants sont les étudiants des trois cycles inscrits dans les programmes d’études études anciennes ainsi que les stagiaires postdoctoraux. D’autres catégories de membres pourront être définies dans l’avenir, en fonction des besoins.

Article 9. L’assemblée des membres de l’Institut d’études anciennes

Les membres réguliers, les membres réguliers spéciaux, les membres associés et les membres étudiants se rencontrent annuellement en une assemblée des membres, qui, entre autres choses, reçoit le rapport d’activité du directeur, émet des avis, fait des suggestions et achemine des propositions au bureau de direction ou au comité scientifique de l’Institut.

Article 10. Le bureau de direction de l’Institut d’études anciennes

Le bureau de direction de l’Institut d’études anciennes est composé du directeur de l’Institut, qui le préside, des directeurs de programmes et des directeurs de groupes de recherche, ainsi que de deux (2) étudiants élus respectivement par les étudiants inscrits aux programmes de 1er cycle et par les étudiants inscrits aux programmes de 2e et 3e cycles. Le bureau de direction assiste le directeur dans la gestion de l’Institut. Il se réunit au moins trois fois l’an et aussi souvent que la situation l’exige.

Article 11. Le directeur de l’Institut d’études anciennes

Le directeur de l’Institut est un professeur, membre régulier de l’Institut. Il est nommé pour trois ans par le Comité exécutif de l’Université, après consultation des membres de l’Institut. Son mandat peut être renouvelé consécutivement une seule fois. Les fonctions du directeur de l’Institut sont de veiller à tout ce qui se rapporte à l’administration de l’Institut, à l’enseignement et à la recherche dans le champ des études anciennes, et de voir à ce que soient appliquées les décisions du bureau de direction et du comité de concertation de l’Institut et mises en œuvre les orientations retenues par l’assemblée des membres. Il préside les séances du comité scientifique et des divers organismes de l’Institut. Pour toute décision importante, le directeur prend l’avis du bureau de direction et du comité de concertation et, s’il le juge à propos, du comité scientifique de l’Institut. Il fait rapport annuellement des activités de l’Institut au comité de concertation. Le directeur de l’Institut agit comme le porte-parole mandaté par la direction de l’Université et par les doyens des facultés impliquées pour gérer les études anciennes et en défendre les intérêts. Il traite directement avec les doyens des facultés et les directeurs des départements partenaires de l’Institut, notamment en ce qui concerne l’allocation des ressources professorales au champ des études anciennes, l’offre de cours dans les programmes d’études anciennes et l’offre de cours d’études anciennes dans d’autres programmes. Le directeur de l’Institut n’est pas un administrateur au sens des Statuts de l’Université Laval.

Article 12. Le comité de concertation de l’Institut d’études anciennes

Le comité de concertation de l’Institut d’études anciennes est responsable des grandes orientations de l’Institut et de leur harmonisation avec les plans de développement facultaires. Il voit à assurer à l’Institut les ressources dont il a besoin. Le comité de concertation est composé des doyens des facultés qui fournissent des ressources à l’Institut et des directeurs des départements de la Faculté des lettres qui fournissent des ressources à l’Institut. Le directeur de l’Institut fait également partie du comité de concertation, mais sans droit de vote. Le comité décide de son mode de fonctionnement et de la fréquence de ses réunions.

Article 13. Le comité scientifique de l’Institut d’études anciennes

Le comité scientifique de l’Institut donne son avis sur tout ce qui touche les programmes d’enseignement et de recherche dans le champ des études anciennes à l’Université Laval, et convient avec le directeur des initiatives à prendre. Le comité scientifique de l’Institut comprend neuf (9) membres. Il est composé du directeur de l’Institut (1), qui en assure la présidence, de six (6) professeurs, membres réguliers, réguliers spéciaux ou associés de l’Institut, élus par l’assemblée des membres et de deux (2) étudiants élus respectivement par les étudiants inscrits aux programmes de 1er cycle et par les étudiants inscrits aux programmes de 2e et 3e cycles. Les professeurs doivent être élus de manière à représenter équitablement les disciplines pratiquées au sein de l’Institut. Il appartient au bureau de direction de l’Institut de proposer à l’assemblée des membres un regroupement de ces disciplines aux fins de l’élection des professeurs devant siéger au comité scientifique. Le comité scientifique de l’Institut se réunit au moins deux fois par année et, en outre, chaque fois que le directeur le juge opportun ou qu’au moins le quart des membres de l’Institut en fait la demande par écrit pour des motifs qu’ils doivent préciser.

Article 14. Règles d’éthique et mécanismes de solution des conflits

Les membres de l’Institut d’études anciennes reconnaissent se conformer aux politiques et règlements de l’Université Laval et adhérer aux mécanismes existants pour la solution des conflits.

Article 15. La modification des statuts de l’Institut d’études anciennes

Les présents statuts pourront être modifiés par le Conseil universitaire, soit de sa propre initiative, soit à la suite de représentations faites par le comité de concertation de l’Institut d’études anciennes.

Article 16. L’entrée en vigueur des présents statuts

Le comité exécutif de l’Université Laval décide de la date et des modalités de l’entrée en vigueur des présents statuts.

* Le générique masculin, utilisé dans ce document, désigne aussi bien les femmes que les hommes.