Mardi 27 janvier, 19h00-20h15

« Mobilités de professionnelles : quelques trajectoires de femmes en mouvement durant l’Antiquité grecque »

Jordan Monaci, Université Laval

Les sociétés grecques de l’Antiquité ont longtemps été perçues comme fermées, repliées sur elles-mêmes, où les déplacements d’individus étaient exceptionnels. Cette vision est désormais largement remise en cause par les recherches de ces dernières années. Celles-ci tendent plutôt à considérer que les mobilités étaient loin d’être marginales, d’autant plus que les premières œuvres littéraires de l’Antiquité grecque mettent en scène des héros voyageurs à l’instar d’Ulysse. En outre, si les déplacements pour des raisons professionnelles des hommes semblent bien établis du fait des nombreuses traces à notre disposition, ceux des femmes, bien qu’il n’y ait aucun doute à leur sujet, sont bien plus marginaux dans les sources. Il s’agira alors de faire un tour d’horizon de quelques trajectoires de femmes mobiles pour travailler et voir quelles conclusions il est possible d’en tirer.


Mardi 24 février, 19h00-20h15

« Pour une histoire matérielle du Moyen-Âge : chartes, manuscrits, vestiges, monuments, artéfacts et trésors »

Alexandre Beaudet, Université Laval

Les avancées en matière de fouilles archéologiques, de conservation et de mise en valeur numérique des objets permettent d’appréhender autrement l’histoire du Moyen-Âge. L’histoire et sa relation avec ses textes nous fait souvent oublier qu’en amont de l’édition traduite des Belles lettres qui meuble la bibliothèque de notre salon, plusieurs objets ont contribué à sa construction comme « sources » de l’histoire. Le Bréviaire d’Alaric ou L’Histoire des Francs de Grégoire de Tours sont des constructions modernes, fondées sur la quête d’un texte « original », mais chaque manuscrit véhicule une part d’histoire à travers son contexte de production, d’utilisation et de conservation. Si les recherches récentes sur les chartes et les manuscrits mettent en avant plan la matérialité et le contexte et la singularité de l’objet, ces aspects restent peu mobilisés dans les trames et récits historiques. Il en va de même pour l’archéologie médiévale qui, malgré la quantité massive de données qu’elle a produites, peine à structurer le discours historien. À l’occasion de cette conférence, je pose donc la question de l’intégration de ces aspects matériels dans la médiévistique, dans son enseignement et dans sa vulgarisation.


Mardi 31 mars, 19h00-20h15

« L’Apocalypse : la fin du monde ou la fin d’un monde ?

Enquête sur les origines du dernier texte du Nouveau Testament »

Nicolas Asselin, doctorant, Université Laval

Le dernier livre du Nouveau Testament a marqué les esprits au point où son premier mot, “apocalypse”, est devenu synonyme de “fin du monde”. C’est d’ailleurs en raison de cet écrit attribué à Jean que depuis des siècles les chrétiens essaient de reconnaître les signes avant-coureurs (bête, antéchrist, cataclysmes) de l’Armageddon, cette grande bataille finale. Mais que sait-on réellement de ce texte ? Ce pourrait-il que l’Apocalypse décrive davantage la fin d’un monde plutôt que la fin du monde ? Cette question est fondamentale pour notre compréhension du récit. En examinant le texte et son histoire, cette conférence propose une véritable enquête sur l’origine singulière de l’Apocalypse où le judaïsme de l’époque du Second temple occupe une place prépondérante. Il sera ainsi question de pistes de recherche novatrices qui donnent un sens inédit au texte. Longtemps perçu comme un ouvrage complexe et difficile à comprendre, l’Apocalypse nous livre donc, peu à peu, ses secrets. Plus largement, cette conférence se veut aussi l’occasion de démontrer l’importance de soutenir la recherche active sur les textes bibliques. 


Mardi 14 avril, 19h00-20h15

« Cadavres exquis : la représentation de la décomposition corporelle dans l’art de la fin du Moyen Âge »

Robert Marcoux, professeur, Université Laval

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